Prêt à décoller à pleine vitesse, Dassault Aviation envisage de tripler sa production de Rafale. Une annonce qui claque comme un coup de tonnerre dans le ciel de l’industrie aéronautique. Actuellement, deux appareils sortent chaque mois des usines, mais la pression politique et militaire pousse à passer à la vitesse supérieure. Emmanuel Macron a donné le ton avec une augmentation des commandes, et Dassault répond présent. L’objectif ? Livrer jusqu’à cinq Rafale par mois dans les années à venir. « C’est une annonce politique, mais elle préfigure de futures commandes. En tout cas, nous la prenons très au sérieux », a confié Éric Trappier au JDD.
Une chaîne d’approvisionnement sous tension
La montée en cadence ne se limite pas à Dassault. C’est toute une armée de 400 entreprises qui doit se mobiliser. Des sous-traitants, déjà ébranlés par les retards post-Covid, sont sur le pied de guerre. « Nous prévoyons d’atteindre trois Rafale livrés par mois en 2026, et quatre à partir de 2028-29 », précise Éric Trappier. La « bascule » géopolitique évoquée par le président impose une anticipation sans faille.
Le Portugal dans le viseur
Mais l’ambition de Dassault ne s’arrête pas aux frontières hexagonales. Le Portugal pourrait bien être le prochain terrain de jeu de l’avionneur. Avec la suspension des commandes de F-35 américains dans certains pays européens, Dassault voit une opportunité en or pour ses exportations. Un marché à conquérir, et vite.
Préparation minutieuse pour un défi colossal
Éric Trappier le sait, la montée en cadence ne s’improvise pas. Logistique, surfaces de production, recrutement de personnel qualifié : chaque détail compte. Les fournisseurs et motoristes doivent être prêts à suivre le rythme effréné. Même si les commandes ne sont pas encore signées, Dassault se prépare à l’assaut. Quand l’État et les partenaires étrangers donneront le feu vert, l’entreprise sera sur la ligne de départ, prête à foncer.