La Banque de France a frappé fort le 12 mars 2025 en révisant à la baisse ses prévisions de croissance pour l’année. Le PIB ne devrait croître que de 0,7 %, contre 0,9 % estimé en décembre dernier. Un coup de massue pour l’économie française, déjà ralentie par une croissance de 1,1 % en 2024. Les raisons ? Une conjoncture mondiale incertaine, des entreprises frileuses et une politique commerciale américaine agressive sous Donald Trump.
Des prévisions en déclin : un avenir incertain
La Banque de France ne se contente pas de revoir 2025 à la baisse. Elle anticipe également un ralentissement en 2026, avec une croissance attendue à 1,2 %, contre 1,3 % précédemment. Pour 2027, l’institution maintient sa prévision à 1,3 %. Le message est clair : l’économie française est sur une pente glissante.
Trump et ses tarifs douaniers : un frein pour l’Europe
La politique commerciale de Donald Trump, réélu et toujours aussi imprévisible, n’arrange rien. Les hausses de droits de douane sur les produits chinois et européens freinent les exportations françaises. La Banque de France estime que ces décisions pourraient réduire le PIB de la zone euro de 0,3 % d’ici un à deux ans. La France, bien que moins exposée que l’Italie ou l’Allemagne, n’est pas à l’abri.
La consommation des ménages : un rayon de soleil ?
Dans ce contexte morose, la Banque de France mise sur la consommation des ménages pour insuffler un peu de dynamisme. Une progression de 1 % est attendue en 2025, soutenue par une inflation en baisse à 1,3 % et une hausse modérée des salaires. Olivier Garnier, directeur général de la Banque de France, reste optimiste : « Malgré un environnement morose, nous écartons pour l’instant le scénario d’une récession grâce à la solidité de la consommation des ménages. »
Des finances publiques sous pression
Cette révision arrive à un moment critique pour les finances publiques. Le gouvernement, qui comptait sur une croissance de 0,9 % pour équilibrer son budget, pourrait être contraint de revoir sa copie. La Banque de France prévient : atteindre la cible de déficit public de 5,4 % du PIB reste possible, mais des ajustements budgétaires pourraient être nécessaires.
Un avertissement avant la tempête ?
La Banque de France écarte pour l’instant le risque de récession, mais le signal est clair : l’économie française vacille. Entre tensions internationales, incertitudes budgétaires et attentisme des investisseurs, 2025 s’annonce comme une année de tous les dangers. La consommation des ménages suffira-t-elle à éviter le pire ? Seul l’avenir nous le dira.