Un coup de tonnerre dans le ciel de l’automobile électrique : Tesla, le géant californien, voit ses ventes s’effondrer en Europe. Les chiffres sont implacables. En février 2025, Tesla n’a vendu que 16 000 véhicules dans l’Union européenne, le Royaume-Uni, la Norvège et la Suisse. Un plongeon vertigineux comparé aux 28 000 unités écoulées un an plus tôt. La part de marché de Tesla dans les voitures électriques à batterie s’est effondrée à 9,6 %, contre 21,6 % l’année précédente. Sur le marché global européen, elle ne représente plus que 1,8 %.
La concurrence s’enflamme, Tesla vacille
Pendant que Tesla trébuche, ses rivaux jubilent. Volkswagen a vu ses ventes de voitures électriques exploser de 180 %, atteignant près de 20 000 unités en février. BMW et Mini ne sont pas en reste avec près de 19 000 véhicules vendus. Les nouveaux venus chinois, BYD et Polestar, enregistrent des croissances spectaculaires, dépassant désormais Tesla. Le géant californien vacille, et la concurrence s’engouffre dans la brèche.
Elon Musk, l’homme qui a fait chavirer Tesla
Pourquoi un tel effondrement ? Les raisons sont multiples, mais un coupable se détache : Elon Musk. Depuis son engagement public avec l’administration Trump, Musk a enchaîné les polémiques en Europe. Accusé de soutenir l’extrême droite allemande, de participer à des rassemblements controversés, il a terni l’image de Tesla. Résultat : un boycott implicite semble émerger parmi les consommateurs européens, autrefois fervents de la marque.
En parallèle, Tesla retire progressivement son modèle phare, le Model Y, en vue d’un relancement. L’offre se contracte, les acheteurs reportent leurs achats, et la concurrence en profite pour s’imposer.
L’Europe électrise ses ambitions, Tesla à la traîne
Ironie du sort, alors que Tesla vacille, les ventes de véhicules électriques en Europe explosent. En février, elles ont bondi de 25 %, selon l’Association des Constructeurs Automobiles Européens. Les modèles électrifiés représentent désormais 58,4 % des immatriculations. Dans ce contexte, la déconfiture de Tesla est d’autant plus frappante. L’image de la marque est devenue toxique pour une frange croissante d’acheteurs européens.
Et pendant que Tesla se débat, BYD s’empare du titre de premier constructeur électrique mondial, dépassant les 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Les signaux sont au rouge pour Tesla, mais le match n’est pas terminé. La firme conserve une valorisation boursière colossale de 780 milliards de dollars, malgré une chute de plus d’un tiers depuis janvier 2025.
Au Royaume-Uni, Tesla résiste encore, avec une progression de 21 % de ses ventes en février, portée par le succès du Model 3 et du Model Y. Mais cette exception ne fait que confirmer la règle : Tesla est en crise en Europe.