Le 2 avril 2025, Donald Trump, toujours prêt à en découdre, a frappé fort. Un décret présidentiel, une offensive tarifaire d’une brutalité inédite. La cible ? La Chine, l’Union européenne, et une bonne partie de l’Asie. L’Amérique d’abord, le reste du monde ensuite.
« L’Amérique a été pillée pendant des décennies », tonne Donald Trump depuis le Bureau ovale, en dénonçant un « système commercial mondial truqué ».
Officiellement baptisé « Reciprocal Tariff Action », le décret impose un droit de douane uniforme de 10 % sur toutes les importations dès le 5 avril. Mais ce n’est que le début. À partir du 9 avril, des surtaxes ciblées, jusqu’à 50 %, frapperont les pays jugés coupables d’exploiter la naïveté américaine. Une réciprocité équitable, selon Trump. Une déclaration de guerre tarifaire, selon les économistes.
Les États-Unis sortent la liste noire
Cette fois, Trump avance avec une liste bien ficelée. Les excédents commerciaux bilatéraux sont transformés en sanctions douanières. La Chine, avec ses 34 % de surtaxes, est en tête de liste. Pékin, accusé de manipuler sa monnaie, voit ses exportations lourdement taxées. Derrière, l’Union européenne encaisse 20 % sur tous ses produits. L’Allemagne et l’Irlande, avec leurs excédents massifs, sont particulièrement visées. La France, avec ses vins et son luxe, n’est pas épargnée.
Le Vietnam, grand gagnant du détournement d’usines hors de Chine, subit une surtaxe de 46 %. Taïwan, le Japon, la Corée du Sud, l’Inde, et la Thaïlande sont également dans le collimateur. Même des économies modestes comme le Bangladesh, le Cambodge, ou Madagascar ne sont pas épargnées. Le Mexique, étrangement, est exempté pour l’instant, mais pour combien de temps ?
Les « Dirty 15 » : les ennemis désignés
La Maison-Blanche a popularisé un nouveau terme : les « Dirty 15 ». Quinze nations accusées de déséquilibres commerciaux massifs avec les États-Unis. Excès de profits, absence de réciprocité, trahison économique. Pour Trump, ce n’est pas de la diplomatie, c’est un redressement.
L’Europe sonnée, prépare sa riposte
Face à cette vague, Bruxelles tente d’organiser la riposte. Ursula von der Leyen l’a affirmé : « Nous ne voulons pas nécessairement exercer des représailles. Mais si cela s’avère nécessaire, nous disposons d’un plan solide et nous l’utiliserons ». Mi-avril, une réponse ciblée sur les métaux stratégiques est prévue. Fin avril, des sanctions plus larges pourraient toucher les produits agricoles, pharmaceutiques et technologiques. Mais l’unité est fragile. L’UE risque de réagir en ordre dispersé, exactement ce que Trump espère.
La Bourse s’effondre, l’économie vacille
Les marchés n’ont pas tardé à réagir. Le Nasdaq a dévissé de 3,3 %, les géants de la tech ont perdu 760 milliards de dollars en capitalisation. Apple, dépendante de la Chine, a chuté de 7 %. Les investisseurs, pris de panique, se sont rués vers les valeurs refuges. L’or a franchi la barre des 3 160 dollars l’once, un record. Le yen s’est envolé, et le rendement des bons du Trésor à 10 ans a chuté à 4,04 %.
Les consommateurs en première ligne
Trump affirme que ces taxes feront « payer les autres », mais la réalité est plus crue. Les consommateurs américains verront les prix grimper. Les PME importatrices devront choisir entre rogner leurs marges ou augmenter leurs tarifs. Les chaînes d’approvisionnement mondiales, déjà fragilisées, seront à nouveau sous tension. L’Amérique importe parce qu’elle ne produit plus certains biens. Réindustrialiser, c’est une politique de long terme, pas un décret.
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